Tarifs postaux : Les éditeurs ont eu petit gain de cause !La pétition impulsée en 2007 par l’Atelier du gué – plus de 8 000 signataires – a eu quelques répercussions favorables aux éditeurs qui diffusent leurs livres par le biais des services postaux. Après la suppression du tarif « Paquet poste » et son remplacement par le « Colissimo », il fallait débourser en France pour un livre de 300 grammes, 5,10 € alors qu’en Belgique cela coûtait 1,38 €, en Allemagne 0,85 et en Espagne 0,53 € ! Certains guichetiers refusaient l’envoi des livres en tarif « Lettre » plus avantageux. Les pétitionnaires réclamaient l’instauration d’un tarif spécial pour le livre expédié dans l’Hexagone comme il en existe déjà pour l’étranger. Le tarif « Livres & Brochures » permet à un éditeur de Paris 5 ème d’expédier bien moins cher un livre à Pékin qu’à Paris 6 éme. Pour le connaître, il faut insister lourdement. Curieusement, la plupart des guichetiers ignorent son existence. La mesurette Les caisses de l’Etat étant à sec, les ministres des Postes et de la Culture ont préféré une mesurette en assouplissant les règles du « Colissimo ». En réponse à la grogne des éditeurs, ils ont activé l’ARCEP. Cette Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a remis les pendules à l’heure en précisant que les citoyens peuvent utiliser le tarif « Lettre » pour tout envoi d’un objet pesant entre 20 grammes et 3 kilos dans la mesure où ce tarif plus avantageux procure un service équivalent au « Colissimo ». Depuis début 2008, les éditeurs comme les particuliers peuvent se prévaloir de cette recommandation ARCEP pour imposer à leur postier récalcitrant l’envoi d’un objet correctement emballé au tarif « Lettre » même si l’aspect du colis ne ressemble pas manifestement à une lettre. … et la comparette !
Les tarifs « Lettre » pour les livres hexagonaux sont encore bien loin de ceux pratiqués par nos voisins. Si nous n’avions pas réagi, les maisons d’édition paieraient toutes entre 2,33 et 3,23 € de plus pour la plupart de leurs expéditions de livres. Editeurs, si vous rencontrez Martine ou Daniel Delort, les responsables de L’Atelier du gué, au détour d’un salon, n’oubliez pas de soulever votre chapeau ! RG
© loieplate - septembre 2008 |